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    RGO et alimentation : que manger en cas de reflux gastro-œsophagien ?

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  • RGO et alimentation : que manger en cas de reflux gastro-œsophagien ?
  • 24 août 2026 par
    DUFOUR Garis

    RGO et alimentation : que manger en cas de reflux gastro-œsophagien ?


    Brûlures d’estomac, remontées acides, régurgitations après les repas ou reflux pendant la nuit ? Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est fréquent et l’alimentation peut jouer un rôle important dans la gestion des symptômes. Pourtant, contrairement aux idées reçues, il n’existe pas une longue liste d’aliments qu’il faudrait systématiquement supprimer.

    Le reflux gastro-œsophagien, plus communément appelé RGO, fait partie des troubles digestifs les plus fréquents.

    Lorsqu’il survient occasionnellement, un reflux peut être physiologique. Mais lorsque les remontées deviennent fréquentes, gênantes ou entraînent des complications, on parle de reflux gastro-œsophagien pathologique.

    Face aux symptômes, le premier réflexe est souvent de modifier son alimentation : supprimer le café, le chocolat, les tomates, les agrumes, les épices, les produits gras…

    Ces conseils sont pourtant souvent beaucoup plus restrictifs que nécessaire.

    La prise en charge nutritionnelle du RGO consiste davantage à identifier les facteurs réellement déclencheurs chez chaque personne, à adapter certaines habitudes autour des repas et, lorsque cela est indiqué, à agir sur le poids plutôt qu’à imposer un « régime anti-reflux » universel.

    Alors, que manger lorsqu’on souffre de RGO ? Quels aliments éviter ? Que faire en cas de reflux la nuit ? Faisons le point à partir des connaissances scientifiques actuelles.



    Qu’est-ce que le reflux gastro-œsophagien (RGO) ?


    L’œsophage est le conduit qui permet aux aliments de passer de la bouche jusqu’à l’estomac.

    À la jonction entre l’œsophage et l’estomac se trouve une barrière anti-reflux, à laquelle participent notamment le sphincter inférieur de l’œsophage et le diaphragme.

    Son rôle est d’empêcher le contenu de l’estomac de remonter vers l’œsophage.

    Dans le RGO, cette barrière devient insuffisante et permet à une partie du contenu gastrique de remonter dans l’œsophage.

    Or, contrairement à l’estomac, la muqueuse de l’œsophage n’est pas conçue pour être exposée de manière répétée au contenu gastrique.

    Cela peut entraîner les symptômes caractéristiques du reflux et, chez certains patients, une inflammation de l’œsophage appelée œsophagite.



    Quels sont les symptômes du RGO ?


    Les deux manifestations les plus caractéristiques sont :

    Le pyrosis

    Il correspond à une sensation de brûlure derrière le sternum pouvant remonter vers la gorge.

    C’est ce que l’on appelle communément les « brûlures d’estomac ».

    Les régurgitations

    Il s’agit de remontées du contenu gastrique vers l’œsophage, voire jusqu’à la bouche, sans effort de vomissement.

    Un goût acide ou amer peut alors être ressenti.

    D’autres manifestations peuvent également être présentes :

    • douleurs ou gêne derrière le sternum ;
    • éructations ;
    • sensation de remontée après les repas ;
    • symptômes majorés en position allongée ;
    • parfois toux ou manifestations ORL associées.

    Ces symptômes ne sont cependant pas spécifiques du RGO et peuvent avoir d’autres causes.



    Pourquoi avons-nous du reflux ?


    Le RGO n’est généralement pas causé par « trop d’acidité ».

    Le problème principal est plutôt le passage anormal du contenu de l’estomac vers l’œsophage.

    Plusieurs facteurs peuvent favoriser ce phénomène.

    Le fonctionnement de la barrière anti-reflux

    Des relaxations transitoires du sphincter inférieur de l’œsophage participent aux épisodes de reflux.

    La pression abdominale

    Une augmentation de la pression abdominale peut favoriser les remontées gastriques.

    Le surpoids, et notamment l’adiposité abdominale, constitue ainsi un facteur de risque reconnu de RGO.

    La hernie hiatale

    Une hernie hiatale correspond au passage d’une partie de l’estomac à travers l’orifice du diaphragme.

    Elle peut perturber le fonctionnement de la barrière anti-reflux et favoriser le RGO.

    Cependant, avoir une hernie hiatale ne signifie pas nécessairement souffrir systématiquement de reflux.



    RGO et alimentation : faut-il suivre un régime particulier ?


    C’est probablement le point le plus important de cet article :

    Il n’existe pas de régime anti-RGO universel scientifiquement validé.

    La Société Nationale Française de Gastro-Entérologie rappelle qu’aucun régime alimentaire strict n’a démontré son efficacité dans le RGO.

    Il n’est donc généralement pas justifié de supprimer préventivement une longue liste d’aliments.

    L’objectif est plutôt de repérer les aliments ou situations qui déclenchent réellement vos propres symptômes.



    Quels aliments faut-il éviter en cas de RGO ?


    Vous avez peut-être déjà vu une liste ressemblant à celle-ci :

    • café ;
    • chocolat ;
    • tomate ;
    • agrumes ;
    • vinaigre ;
    • épices ;
    • menthe ;
    • boissons gazeuses ;
    • alcool ;
    • aliments gras.

    Le problème est que ces listes donnent l’impression que tous ces aliments doivent être interdits à toutes les personnes souffrant de reflux.

    Ce n’est pas ce que recommandent les données actuelles.

    Certains de ces aliments peuvent effectivement déclencher ou majorer les symptômes chez certaines personnes.

    Mais leur tolérance est très individuelle.

    Si vous buvez du café tous les matins sans aucun reflux, il n’y a pas nécessairement de raison de le supprimer uniquement parce qu’il figure sur une liste trouvée sur Internet.

    À l’inverse, si vous constatez de manière reproductible qu’un aliment provoque des symptômes, sa quantité, sa fréquence ou son contexte de consommation peuvent être adaptés.



    Les aliments gras favorisent-ils le reflux ?


    C’est l’un des facteurs alimentaires les plus pertinents à explorer.

    Les repas très gras peuvent ralentir la vidange gastrique et favoriser les symptômes chez certaines personnes.

    Cela concerne particulièrement les repas associant une quantité importante d’aliments gras :

    • fritures ;
    • charcuteries ;
    • sauces riches ;
    • plats très gras ;
    • fast-food ;
    • repas particulièrement copieux.

    L’objectif n’est cependant pas de supprimer les matières grasses.

    Les lipides sont indispensables à une alimentation équilibrée.

    Il est généralement plus pertinent d’éviter les repas excessivement gras et volumineux, particulièrement lorsque ceux-ci déclenchent des symptômes.



    Le café est-il interdit en cas de reflux ?


    Non.

    Le café est souvent l’un des premiers aliments supprimés lorsqu’une personne souffre de RGO.

    Il peut favoriser les symptômes chez certaines personnes, mais les données ne justifient pas son exclusion systématique chez tous les patients.

    Une approche plus pertinente consiste à observer :

    • la quantité consommée ;
    • le moment de consommation ;
    • la présence ou non de symptômes ;
    • la consommation à jeun ou pendant un repas.

    Si votre café ne déclenche aucun symptôme identifiable, il n’est pas nécessairement utile de le supprimer.



    Le chocolat provoque-t-il du reflux ?


    Le chocolat est également régulièrement placé sur la liste des aliments « interdits ».

    Certains mécanismes physiologiques permettent d’envisager un effet sur le sphincter inférieur de l’œsophage et certains patients identifient effectivement le chocolat comme déclencheur.

    Mais cela ne signifie pas que toutes les personnes souffrant de RGO doivent arrêter d’en consommer.

    La tolérance individuelle reste le meilleur guide.



    Faut-il supprimer les tomates et les agrumes ?


    Les tomates, oranges, citrons ou pamplemousses sont souvent supprimés en raison de leur acidité.

    Pourtant, manger un aliment acide n’est pas équivalent à provoquer un reflux gastro-œsophagien.

    Chez certaines personnes, ces aliments peuvent accentuer une sensation de brûlure lorsque l’œsophage est déjà irrité.

    Chez d’autres, ils sont parfaitement tolérés.

    Les supprimer systématiquement peut réduire inutilement la diversité alimentaire.



    Les plats épicés sont-ils responsables du reflux ?


    Même logique.

    Les épices peuvent accentuer la sensation de brûlure chez certaines personnes, mais elles ne doivent pas être systématiquement supprimées.

    Si vous mangez régulièrement des plats épicés sans symptômes, aucune raison scientifique solide ne justifie leur éviction préventive.



    Qu’en est-il de l’alcool ?


    Certaines personnes constatent une aggravation de leur reflux après consommation d’alcool.

    L’alcool peut donc constituer un déclencheur individuel à rechercher.

    Sa consommation n’est toutefois pas nécessaire au fonctionnement de l’organisme et sa réduction présente d’autres bénéfices pour la santé indépendamment du reflux.



    Les boissons gazeuses peuvent-elles favoriser les remontées ?


    Les boissons gazeuses augmentent temporairement la quantité de gaz dans l’estomac et favorisent les éructations.

    Chez certaines personnes souffrant de RGO, elles peuvent donc accentuer l’inconfort ou les remontées.

    Là encore, leur effet doit être évalué individuellement.



    Que manger quand on souffre de reflux ?


    Il n’existe pas une liste universelle « d’aliments anti-reflux ».

    Une alimentation adaptée peut parfaitement comporter :

    • des légumes ;
    • des fruits ;
    • des féculents et céréales ;
    • des légumineuses selon la tolérance digestive ;
    • des produits laitiers ou alternatives adaptées ;
    • des œufs ;
    • du poisson ;
    • des viandes selon les habitudes alimentaires ;
    • des matières grasses en quantité adaptée.

    La question essentielle n’est donc pas :

    « Quels aliments ai-je le droit de manger ? »

    mais plutôt :

    « Quelles habitudes ou quels aliments semblent déclencher mes symptômes et comment puis-je les adapter sans déséquilibrer mon alimentation ? »



    La taille des repas est-elle importante ?


    Oui.

    Un repas très copieux augmente la distension de l’estomac et peut favoriser les épisodes de reflux.

    Chez certaines personnes, il peut donc être intéressant de :

    • réduire légèrement le volume des repas très copieux ;
    • manger plus lentement ;
    • mieux répartir les apports sur la journée si nécessaire ;
    • éviter les repas associant simultanément quantité importante et forte teneur en graisses.

    Cela ne signifie pas qu’il faut manger de minuscules portions toute la journée.

    L’objectif est simplement d’éviter les situations qui favorisent les symptômes.



    Faut-il éviter de manger avant de dormir ?


    C’est l’une des mesures les mieux établies.

    Se coucher rapidement après un repas peut favoriser le reflux, car la position allongée facilite les remontées du contenu gastrique.

    Les recommandations préconisent donc d’éviter de s’allonger juste après le repas et, particulièrement en cas de reflux nocturne, de laisser idéalement plusieurs heures entre le dîner et le coucher.

    En pratique, viser environ 2 à 3 heures constitue un repère raisonnable à adapter au quotidien.



    Comment limiter le reflux pendant la nuit ?


    En cas de RGO nocturne, plusieurs stratégies peuvent être utiles.

    Éloigner le dîner du coucher

    Éviter de manger juste avant de se coucher.

    Surélever la tête du lit

    Il ne s’agit pas simplement d’ajouter plusieurs oreillers.

    L’objectif est de surélever la partie supérieure du lit afin que le haut du corps bénéficie réellement de la gravité.

    Cette stratégie peut améliorer les symptômes nocturnes chez certaines personnes.

    Adapter le dîner

    Un dîner extrêmement copieux ou très gras peut favoriser les symptômes.

    Une adaptation de sa composition et de son volume peut donc être intéressante.



    Perdre du poids améliore-t-il le RGO ?


    Chez une personne en surpoids ou présentant une adiposité abdominale importante, la perte de poids est l’une des interventions ayant le meilleur niveau de preuve pour améliorer les symptômes du RGO.

    L’augmentation de la pression abdominale favorise en effet les remontées du contenu gastrique.

    Une perte de poids progressive peut donc diminuer les symptômes chez les personnes concernées.

    En revanche, cela ne signifie évidemment pas qu’une perte de poids doit être recommandée à toutes les personnes souffrant de reflux.



    Existe-t-il des aliments qui neutralisent naturellement l’acidité ?


    On retrouve de nombreux conseils sur Internet autour des « aliments alcalins » ou des régimes censés modifier le pH de l’organisme.

    Il faut être prudent avec ces affirmations.

    Le pH sanguin est très finement régulé par l’organisme et l’alimentation ne permet pas de « désacidifier » le corps de cette manière.

    De même, aucun aliment ne constitue un traitement du RGO comparable aux traitements médicaux validés.

    Certains aliments peuvent simplement être mieux tolérés que d’autres chez une personne donnée.



    Le lait soulage-t-il les brûlures d’estomac ?


    Le lait est parfois utilisé comme remède maison contre les brûlures.

    Il peut donner temporairement une sensation d’apaisement chez certaines personnes, mais il ne traite pas la cause du reflux.

    Il n’existe donc pas de raison de recommander systématiquement de boire du lait en cas de RGO.



    RGO, hernie hiatale et alimentation : quelle différence ?


    La hernie hiatale et le RGO sont deux situations différentes mais souvent associées.

    La hernie hiatale correspond à une anomalie anatomique : une partie de l’estomac remonte au travers du diaphragme.

    Le RGO correspond au passage du contenu gastrique vers l’œsophage.

    Une hernie hiatale peut favoriser un RGO en altérant la barrière anti-reflux, mais toutes les personnes présentant une hernie hiatale ne souffrent pas nécessairement de symptômes importants.

    Les conseils alimentaires visent donc principalement à réduire les symptômes du reflux ; ils ne « réparent » pas une hernie hiatale.



    RGO ou dyspepsie : attention à la confusion


    Tous les symptômes ressentis « au niveau de l’estomac » ne correspondent pas à un reflux.

    La dyspepsie peut notamment provoquer :

    • sensation de lourdeur après les repas ;
    • satiété très rapide ;
    • douleur ou brûlure épigastrique ;
    • impression de digestion lente.

    Ces symptômes peuvent coexister avec un RGO, mais leur prise en charge n’est pas nécessairement identique.

    Lorsque les symptômes persistent malgré les adaptations habituelles, il est donc important de vérifier que l’on traite réellement le bon problème.



    Quel est le traitement médical du RGO ?


    L’alimentation constitue seulement une partie de la prise en charge.

    Les médicaments les plus efficaces pour diminuer l’acidité gastrique sont les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP).

    Ils sont notamment utilisés lorsque les symptômes sont fréquents ou lorsqu’une œsophagite doit être cicatrisée.

    Des antiacides et des alginates peuvent également être utilisés dans certaines situations pour soulager les symptômes.

    Le choix du traitement, sa durée et sa posologie relèvent du médecin ou du pharmacien selon la situation.

    Il ne faut pas arrêter un IPP prescrit simplement parce que l’on souhaite essayer de modifier son alimentation.



    Les IPP sont-ils dangereux ?


    Les IPP font régulièrement l’objet de publications alarmistes sur Internet.

    Comme tout médicament, ils doivent être utilisés lorsqu’ils sont indiqués et à une posologie adaptée.

    Cependant, de nombreuses associations entre IPP et complications rapportées dans des études observationnelles ne permettent pas de démontrer directement une relation de cause à effet.

    Lorsqu’un IPP est médicalement indiqué, il ne doit donc pas être interrompu sans en discuter avec le professionnel de santé qui assure le suivi.



    Quand faut-il consulter ?


    Des symptômes occasionnels peuvent être fréquents dans la population générale.

    En revanche, des symptômes réguliers, persistants ou résistants aux mesures habituelles nécessitent un avis médical.

    Il est particulièrement important de consulter en cas de :

    • difficulté à avaler (dysphagie) ;
    • sensation que les aliments restent bloqués ;
    • perte de poids involontaire ;
    • saignement digestif ou selles noires ;
    • vomissements répétés ;
    • anémie inexpliquée ;
    • douleur thoracique inhabituelle ;
    • apparition ou modification récente importante des symptômes.

    Une douleur thoracique aiguë ou inhabituelle ne doit jamais être automatiquement attribuée au reflux : une cause cardiaque doit notamment pouvoir être éliminée selon le contexte.


    7 conseils pratiques pour limiter le reflux sans régime restrictif


    1. Évitez les repas excessivement copieux

    Particulièrement lorsqu’ils sont également très gras.

    2. Évitez de vous allonger immédiatement après avoir mangé

    Laissez idéalement plusieurs heures entre le dîner et le coucher lorsque les symptômes sont nocturnes.

    3. Identifiez vos véritables déclencheurs

    Plutôt que de supprimer café, chocolat, tomate, agrumes et épices « au cas où ».

    4. Adaptez les quantités avant de supprimer un aliment

    Il est parfois possible de tolérer une petite portion d’un aliment qui provoque des symptômes lorsqu’il est consommé en grande quantité.

    5. Prenez le temps de manger

    Un repas plus calme permet notamment de mieux gérer les quantités et les sensations digestives.

    6. En cas de surpoids, une perte de poids progressive peut améliorer les symptômes

    Elle doit rester adaptée à votre situation et ne justifie pas un régime restrictif.

    7. Ne multipliez pas les exclusions

    Plus une alimentation devient restrictive, plus il devient difficile de maintenir sa diversité, sa qualité nutritionnelle et une vie sociale normale.



    Les erreurs fréquentes lorsqu’on souffre de reflux


    ❌ « J’ai du RGO, je dois supprimer tous les aliments acides. »

    Non. L’acidité gustative d’un aliment ne signifie pas automatiquement qu’il provoquera un reflux.

    ❌ « Le café est interdit. »

    Pas systématiquement. Il faut évaluer votre propre tolérance.

    ❌ « Je dois manger uniquement des aliments alcalins. »

    Non. Aucun régime « alcalinisant » n’a démontré qu’il traitait le mécanisme du RGO.

    ❌ « Plus je supprime d’aliments, moins j’aurai de reflux. »

    Pas nécessairement. Cela peut surtout conduire à une alimentation très restrictive sans bénéfice supplémentaire.

    ❌ « Avec une bonne alimentation, je peux arrêter mes médicaments. »

    Non. L’alimentation et les mesures comportementales peuvent compléter la prise en charge mais ne remplacent pas systématiquement un traitement médical lorsqu’il est indiqué.



    Quel est le rôle du diététicien en cas de RGO ?


    Lorsqu’une personne souffre de reflux, le travail diététique ne devrait pas consister à remettre une feuille contenant vingt aliments interdits.

    L’objectif est plutôt de comprendre dans quelles situations les symptômes apparaissent.

    Lors d’un accompagnement nutritionnel, il est possible d’analyser :

    • la composition des repas ;
    • leur volume ;
    • leur horaire ;
    • la répartition alimentaire sur la journée ;
    • la consommation de matières grasses ;
    • les aliments suspectés de déclencher les symptômes ;
    • les habitudes autour du dîner et du coucher ;
    • le poids lorsqu’il constitue un facteur pertinent ;
    • l’existence éventuelle d’autres symptômes digestifs.

    Cette analyse permet de mettre en place des adaptations ciblées plutôt qu’un régime inutilement restrictif.

    Elle peut également permettre de repérer une situation dans laquelle les symptômes nécessitent d’être réévalués médicalement.



    À retenir


    Le reflux gastro-œsophagien est un trouble digestif fréquent lié au passage du contenu gastrique dans l’œsophage.

    L’alimentation peut influencer les symptômes, mais il n’existe pas de régime anti-reflux universel.

    Les mesures les plus pertinentes consistent généralement à :

    • éviter les repas excessivement copieux et très gras ;
    • ne pas se coucher rapidement après le dîner ;
    • adapter les habitudes en cas de reflux nocturne ;
    • perdre du poids lorsque cela est médicalement pertinent ;
    • identifier individuellement les aliments réellement déclencheurs ;
    • éviter les exclusions alimentaires systématiques.

    La prise en charge doit rester personnalisée.

    L’objectif n’est pas de construire la liste la plus longue possible d’aliments interdits, mais de trouver l’alimentation la plus variée possible qui permette de contrôler vos symptômes.



    FAQ – RGO et alimentation


    Quels aliments éviter en cas de RGO ?

    Il n’existe pas de liste universelle. Les repas très copieux ou très gras peuvent favoriser les symptômes, tandis que le café, le chocolat, les tomates, les agrumes ou les épices ne doivent être supprimés que s’ils constituent des déclencheurs identifiés chez la personne concernée.

    Que manger le soir quand on souffre de reflux ?

    Un dîner équilibré, de volume adapté et pas excessivement gras est généralement préférable. L’un des éléments les plus importants est surtout d’éviter de se coucher immédiatement après le repas.

    Combien de temps attendre entre le dîner et le coucher ?

    Un délai d’environ 2 à 3 heures constitue un repère pratique, particulièrement chez les personnes souffrant de reflux nocturne.

    Le café provoque-t-il du reflux ?

    Il peut aggraver les symptômes chez certaines personnes mais son exclusion systématique n’est pas recommandée chez tous les patients.

    Les tomates sont-elles interdites ?

    Non. Certaines personnes les tolèrent parfaitement. Leur suppression n’est pertinente que lorsqu’un lien reproductible avec les symptômes est observé.

    Le citron soigne-t-il le reflux ?

    Non. Il n’existe pas de preuve démontrant que boire du citron traite le mécanisme du reflux gastro-œsophagien.

    Peut-on avoir un RGO sans brûlure d’estomac ?

    Oui. Certaines personnes présentent principalement des régurgitations ou d’autres manifestations. Toutefois, des symptômes atypiques ne doivent pas être automatiquement attribués au reflux sans évaluation médicale.

    Une hernie hiatale provoque-t-elle toujours du reflux ?

    Non. Elle peut favoriser le RGO, mais sa présence ne signifie pas nécessairement que la personne aura des symptômes.



    Vous souffrez de reflux ou de troubles digestifs à Nice ?


    Lorsque les repas deviennent une source d’appréhension et que la liste des aliments supprimés s’allonge progressivement, il peut être utile de faire le point.

    En tant que diététicien nutritionniste à Nice spécialisé en nutrition digestive, je vous accompagne pour identifier les facteurs alimentaires susceptibles d’entretenir vos symptômes et adapter votre alimentation sans multiplier les interdits inutiles.

    L’objectif est de construire une alimentation équilibrée, agréable et compatible avec votre quotidien, tout en travaillant en complément de votre prise en charge médicale lorsque celle-ci est nécessaire.

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